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En ce début d’année, je lance officiellement mon nouveau roman, La quête de Marianne. Je l’aime, ce roman! Et j’en suis vraiment fière.

Comme je suis auteure autoéditée, c’est bien sûr à moi de m’occuper de tous les aspects de mon lancement, après m’être occupée de la publication de mon nouveau bébé.

Idéalement, je m’étais dit que je me reposerais pendant le temps des Fêtes, et qu’ensuite, je serais en pleine forme pour lancer mon livre le 7 janvier. Mais le temps des Fêtes ne s’est pas du tout déroulé comme je l’avais prévu, puisque le Père Noël m’a apporté un cadeau très indésirable : la covid.

Je m’en suis quand même bien sortie, et maintenant, je vais beaucoup mieux. Mais disons que je n’ai pas exactement l’énergie et la motivation que j’espérais avoir pour mon lancement. Comme c’est un lancement virtuel, de toute manière, j’ai choisi de lancer tout de même mon livre à la date prévue, tout en douceur.

La quête de Marianne, c’est une quête du bonheur, et un peu une quête d’identité. Le personnage principal du roman est une jeune femme appelée Marianne, qui mène une vie paisible et monotone dans un petit village côtier. Elle ne sait pas vraiment qu’elle recherche le bonheur, parce qu’elle est persuadée, au fond d’elle, que c’est quelque chose qui ne la concerne pas.

Puis, un jour, elle est enlevée par des marins mystérieux qui semblent sortis tout droit d’une autre époque… et sa vie commence à changer.

Je vous laisse sur un petit extrait de mon roman, où Marianne fait la connaissance d’un personnage pour lequel j’ai beaucoup d’affection :

« L’homme s’avança de quelques pas, et fit voir à Marianne le plateau chargé de nourriture qu’il transportait. Il ne s’offusqua pas de ne pas voir la jeune femme lui rendre le sourire un peu timide et hésitant qu’il lui offrait. Elle le dévisageait avec dédain et mépris, et il restait immobile, patient et attentif. Ses yeux d’un vert clair et vif étaient posés sur elle, et il semblait attendre qu’elle dise quelque chose ou qu’elle fasse un geste.

– Qu’est-ce que vous voulez? dit sèchement Marianne.

L’homme fit encore un pas et lui tendit le plateau de nourriture. Elle refusa de le prendre.

– Qu’est-ce que vous me voulez? reprit-elle. Pourquoi est-ce que vous m’avez emmenée ici? Qu’est-ce qui se passe?

Elle aurait peut-être dû avoir peur et se méfier de son geôlier, même s’il ne paraissait pas bien dangereux. Mais les seuls sentiments qui l’habitaient, en cet instant, étaient la colère et la haine. L’homme ne parut pas offensé par son ton abrupt. Il lui sourit d’un air compatissant, sans cesser de lui tendre son plateau.

– J’ai le droit de savoir ce qui se passe, au moins! s’emporta Marianne. Dites-moi qui vous êtes, et pourquoi vous m’avez enlevée!

L’homme ne dit rien. Il attendait qu’elle prenne le plateau, et son mince sourire compatissant ne quittait pas ses lèvres. Agacée, Marianne repoussa la couverture qui la couvrait, elle s’assit sur le rebord du lit, et croisa les bras sur sa poitrine.

– Arrêtez de sourire comme ça! Répondez-moi… Pourquoi vous m’avez emmenée ici? Qu’est-ce que vous allez faire de moi?

Cette fois, le sourire de son geôlier s’effaça, et il la contempla d’un air un peu triste.

– Dites quelque chose, s’exaspéra Marianne. Je vous en supplie! Je veux seulement comprendre.

L’homme entrouvrit la bouche, puis lui tendit le plateau de nourriture une fois de plus. Elle le lui arracha des mains pour le poser près d’elle sur le lit.

– Dites quelque chose, répéta-t-elle.

Il chercha son regard, et fit quelques gestes en lui montrant sa gorge, puis en secouant la tête. Elle fronça les sourcils.

– Vous ne pouvez pas parler? tenta-t-elle. Vous… vous êtes muet, c’est ça?

Il hocha la tête en guise de confirmation. Elle poussa un soupir irrité, et une nouvelle vague de colère l’envahit. On lui avait envoyé quelqu’un qui ne pouvait pas parler, comme pour s’assurer qu’elle reste dans l’ignorance et qu’elle ne puisse rien comprendre de sa nouvelle situation. Le fait de ne pas savoir pour quelle raison elle avait été enlevée et enfermée sur ce bateau était pour elle bien pire, d’une certaine manière, que le fait d’avoir été enlevée et enfermée. »

Myriam Plante

Je suis une artiste et une auteure indépendante qui habite à Victoriaville. Depuis que je suis toute petite, je rêve d'écrire et de publier des livres. Maintenant que je ne suis plus toute petite, mais que j'ai gardé mon coeur d'enfant, je continue de réaliser mon rêve, jour après jour! Je m'intéresse à plusieurs styles, mais les histoires que j'ai écrites et celles que je vais écrire éventuellement ont quelques points en commun: elles ne se déroulent pas dans le[...]

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