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Nous sommes chanceux.  Enfants d’après-guerre, nous avons vécu des années de croissance économique qu’on a ensuite appelées les « Trente glorieuses ».  Certes, on a aussi fait face à la décroissance à partir des années 80.  Mais sommes toutes, nous n’arrivons pas « trop amochés » à cette phase de la vie où, à l’abri sous un toit qui nous protège des froidures, nous retrouvons une grande liberté d’expression.  De surcroit, la société nous remet une pension, à laquelle nous avons contribué pleinement, n’est-ce pas ?

Alors voilà que nous avons du temps.  Qu’en faire ?  Chacun bricole quelque chose selon ses goûts et son inspiration.  On se consacre à réaliser un rêve, quelque chose qu’on n’a pas eu le temps, jusque là, de concrétiser.  Après quelques années de fignolage et d’achèvement, on atteint un objectif.  Certains s’arrêtent et admirent leur œuvre, d’autres entreprennent dès lors autre chose.  

Pourquoi ne pas choisir alors l’écriture ?  Nous avons tous des choses à dire qui peuvent soit divertir (pour ceux qui savent raconter des histoires) ou exprimer un point de vue unique.  Après tout, nous avons 30 ou 40 ans d’expérience et d’observation à mettre à la disposition du public.  « Ça vaut son pesant d’or ».  On pense divertir ou informer les siens d’abord, y compris les plus jeunes qui ont peine à se tailler une place, alors que l’économie semble stagner.  L’austérité, la grisaille et la peur issue de débats stériles ou de pressions pour ne rien changer ; tout ça s’explique.  On peut se plaindre du mauvais temps, de l’équipe de sports qui perd, ou autre fardeaux quotidien, mais se plaindre finit par décourager, démotiver.

C’est ici où je me situais au moment de commencer à écrire.  J’ai choisi d’identifier les véritables sources de la lourdeur sociale de l’époque en essayant de franchir la cloison entre l’immobilisme et l’aventure.  Tant qu’à oser, pourquoi ne pas imaginer une société plus juste ? … non pas une fantaisie, mais bien un projet réaliste.  C’est ce que j’ai voulu accomplir en écrivant « Les Assises de Nunaliq ou Comment survivre au chaos de la démocratie contemporaine ».

Cet ouvrage, que vous pouvez trouver sur LIBRARIA, parle des fondements nécessaires tant dans nos vies personnelles que pour créer une société qui nous ressemble davantage.  Si vous l’adoptez, le cheminement, au travers des finalités de la vie, des grands principes mondialement acceptés et des valeurs auxquelles on s’identifie, vous mènera peut-être de l’autre côté… là où tout est possible.

Les auteurs, disons marginaux parce qu’ils sortent des sentiers battus du récit populaire, trouvent rarement des éditeurs.  C’est normal, l’entreprise privée existe pour faire des profits.  L’éditeur connu doit vendre ce que la majorité aime déjà.  Alors, il reste l’auto-édition.  De nos jours, avec un peu d’aide, on peut produire un bouquin de qualité comparable à ce que l’on retrouve dans les librairies et les bibliothèques.  Mais ensuite, comment faire savoir au grand public que le fruit de notre labeur, notre œuvre, existe ?  C’est ici que de jeunes entreprises, fondées sur l’intention d’aider les auteurs et de faire connaitre leurs livres, émergent.

Voici que, comme la nature ces temps-ci, LIBRARIA éclot dans l’univers virtuel québécois.  Cette boutique en ligne rassemble, en un seul endroit, les auteurs majoritairement autoédités.  Elle donne aux écrivains une vitrine, une présence qui permet aux plumes d’écrire, plutôt que de les laisser se dépêtrer avec l’entretien d’un site Web et passer trop de temps à faire de la promotion.  Cet espace offre à l’auteur de vendre directement son livre en ligne.  N’est-ce pas merveilleux !  MERCI LIBRARIA, et longue vie à votre entreprise.

Édouard Trépanier

C’est avec un bagage éclectique que l’auteur-éditeur de « Les Assises de Nunaliq » vous offre un essai sociologique, afin que nos enfants et petits-enfants puissent vivre dans une société démocratique plus juste. La démarche se poursuivra jusqu’à la constitution de Nunaliq. En début de carrière, j’ai travaillé, à sonoriser de nombreux événements, dont les Jeux olympiques de Montréal, ainsi que des concerts, les mieux connus étant ceux d’« Emerson, Lake and Palmer ». Diplômé de l’Université Concordia en « Études des médias » et « Sciences[...]

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